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Le jeu de mot est facile, voir mauvais mais lorsque l’on dit qu’il faut être vigilant…

Je consomme du vin bio, aisément reconnaissable au fameux label AB. Je me disais donc, finis les résidus de pesticides ingurgités avec les vins conventionnels comme le montre la récente étude du MDRGF : pesticides et vins.

Eh bien en lisant l’article dans le hors série du magazine Politis cconsacré aux enjeux et dérives du commerce bio et équitable j’apprends que le vin bio n’est pas forcément 100 % bio.

Je m’explique, le label biologique s’applique sur la production du raisin et non sur le processus de vinification qui lui est réglementé par l’Inao.

Ainsi lors cette étape fondamentale de l’élaboration du vin, 300 produits chimiques au total peuvent être utilisés sans que la mention biologique ne soit remise en cause !

Le meilleur exemple et le plus facilement identifiable est la présence du fameux SO2 identifié sous le terme de sulfites. La mention “contient des sulfites” sur l’étiquette est obligatoire depuis 2005 sur les bouteilles alors que cette molécule est interdite par le cahier des charges de l’agriculture biologique.

D’ailleurs, certains scientifiques s’interrogent depuis les années 60 sur l’impact de ce produit sur la santé. Une quantité de soufre trop élevé provoque des douleurs d’estomac et ont un impact sur le système nerveux central.

Je suis allé voir dans ma cave et bien entendu la mention “contient des sulfites” est mentionnée sur les bouteilles des vins biologiques.

Face à cette contradiction, des vignerons se sont regroupés autour de cahiers des charges privés afin de limiter l’utilisation de produits chimiques lors de la vinification. Le cahier des charges de la FNIVAB propose ainsi une alternative.

téléchargez ici le cahier des charges

Des viticulteurs travaillent sans soufre mais ils restent marginaux car ce produit “magique” est un pilier pour maîtriser la vinification.

Donc restez vigilants, lisez attentivement les étiquettes mais, attention, les vins sans sulfite sont rares…

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Cet article a été ecrit le Jeudi, juin 12th, 2008 à 22:29 et fait parti des catégories vin bio. Vous pouvez suivre les commentaires en vous abonnant à ce flux RSS 2.0. Vous pouvez ajouter un commentaire, ou faire un trackback depuis votre site.

5 commentaires sur “Le vin bio en souffrance…”


  1. Je connais quelques viticulteurs près de chez moi, dont l’un qui fait du vin bio. Malheureusement pour lui, et il le sait, même s’il n’utilise aucun produit chimique, sa production ne sera jamais 100% bio: le sulfatage des vignes non bio d’à côté se fait par hélicoptère, du coup, son vin bio n’en est plus un!


  2. Bonjour,
    quelques précisions…

    “…cette molécule (le SO²) est interdite par le cahier des charges de l’agriculture biologique.”"”
    Pas du tout. le SO² est permis dans toutes les chartes de vinification: Demeter, FINVAB, Nature&Progrès… mais à des doses bien inférieures à celles pratiquées en vinif classique. Il sera d’ailleurs bien difficile d’interdire les sulfites dans le vin puisque les levures en produisent pendant la fermentation alcoolique. Certes, en petite quantité, mais quand même.

    La mention “ne contient pas de sulfites” signifie que le niveau de SO² total est inférieur ou égal à 10 mg/l.
    La mention “contient des sulfites” signifie que le SO² total peut aller de 11mg/l à 400mg/l pour un liquoreux non bio, par exemple. Les chartes de vinifs bios limitent à 200/250mg/l pour un liquoreux et à 70/100 pour un rouge. Là où les “chimiques” peuvent aller jusqu’à 160mg/l.
    Le SO² total étant égal à la somme du SO² libre et du SO² combiné. Sachant que c’est le SO² libre qui est actif. Il protège le vin, mais donne aussi mal au crane quand il est en trop grande quantité.

    Aïe, aïe,aïe… Déjà que le vin c’est pas toujours facile à comprendre… Alors le vin bio… Et encore je vous fais grâce des problèmes de levures!

    @Jena: j’ai un bazooka dans ma cave. Je te l’envoie pour l’hélicoptère?… ;o)))


  3. Merci pour ces précisions techniques.
    C’est très intéressant


  4. Pour le souffre voici les données du cahier des charges Démeter
    Dose à la mise en bouteille, voir tableau ci-dessous

    Vin Doses maximum de SO2 total en mg/l

    Rouges 70
    Rosés ou blancs secs 90
    Mousseux et effervescents 60
    Demi-secs 130
    Moelleux 150
    Vins doux naturels et vins de liqueur 80
    Liquoreux 200 + 10 par année de vieillissement


  5. nul besoin de l’hélico du voisin ! le cuivre utilisé en BIO est suffisamment nocif ! je ne sais pas pour l’homme aux doses autorisées , mais pour les sols j’en suis certain !!!!

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