Les vacances sont terminées, demain travail (bof). Enfin, j’ai la joie de retrouver le blog car je viens d’établir un nouveau record avec plus de deux semaines sans aucune connexion, pas mal hein ;-)
Je commence par parler de vin ; eh oui vacances entre amis = repas avec du vin.
1ère étape lors de ces vacances, le Médoc et premier arrêt à la cave coopérative d’Unimédoc, un regroupement relativement important de viticulteurs. Cette cave coopérative regroupe en effet 300 viticulteurs qui exploitent 1230 hectares de vignes.
Nous avons la chance de nous trouver avec le président Monsieur PEDRO ROJO qui nous a très gentiment proposé une visite guidée de leur beau et immense chai à barriques. Monsieur Rojo est un homme charmant qui connaît évidemment le vignoble sur le bout des doigts et qui a une réflexion intéressante et pragmatique sur le vin du Médoc.
Nous venons à parler de vin bio et il me dit que sur les 300 producteurs 2 seulement travaillent de manière biologique. Il avoue que c’est une bonne piste et que les viticulteurs qui travaillent de manière conventionnelle ont sûrement des progrès à faire dans le domaine du traitement et de l’utilisation des herbicides. Mais la difficulté vient du fait que dans les grands domaines du Médoc il est impossible pour un cadre salarié de prendre des initiatives sur le traitement de la vigne. L’enjeu financier est beaucoup trop important.
Il est important de préciser que le syndicat des vignerons bio d’aquitaine regroupe moins de 70 membres.
Voilà une photo du fameux médoc bio “Terres de feu” de la cave coopérative d’Unimédoc. Nous l’avons dégusté entre amis. Yann était sceptique ” c’est bon un vin bio ?” Mais le résultat est très honorable. Les filles ont particulièrement aimé ce vin (moi aussi).
Vous apprécierez au passage le mise en scène bucolique de la photo ;-)
Pour trouver du bordeaux bio en ligne :
Le vert et le vin propose environ 7 références sur les vins de Bordeaux mais pas de Médoc. Je vous avais bien dit que le Médoc bio est rare ;-)
Les logiques bio proposent 16 références de Bordeaux dont un Médoc.
Les bouchons bio proposent 7 références mais aucun Médoc. En revanche, chers bouchons bio, côtes de Blaye ne prend pas de “s” à Blaye.
Prochain épisode de mes vacances : l’Hérault, pays du vin bio (ça rime)
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Tags: Communication bio, Vins bio



Si tout va bien, Le Vert et le Vin proposera dans les mois qui viennent un Médoc: CHÂTEAU PLANQUETTE. Juste le temps que je le déguste… ;o)))
Excellente nouvelle. J’ai entendu parler de cette bouteille, mais je n’ai pas eu l’occasion de déguster.
Je me souviens de votre visite on avait bien parlé vin bio , mais vous ne m’aviez pas dit votre interêt presque exclusif pour le “bio” Je suis à titre personnel favorable à la reconvertion en”bio”d’une bonne partie de l’agriculture Je suis sur que c’est mieux pour l’environnement (entre autres). Pour ce qui est du vin (production très particuliere)nous sommes dans une impasse tehcnique à cause du cuivre sur mildiou Si mon avis d’agriculteur vous intersse nous pourrons echanger cordialement P Rojo
Merci pour votre commentaire. Je vous remercie encore pour votre accueil. Concernant le vin je ne suis pas bio exclusif et j’essaie de temps en temps de présenter quelques bouteilles. Je serai heureux d’avoir votre point de vue sur la marque terra vitis de l’agriculture raisonnée. Je prépare un billet sur ce sujet.
La démarche terra vitis va dans le bon sens. Cependant, la multiplication de certifications qui lavent “plus vert” les unes que les autres perdent le consommateur. Le référentiel agriculture raisonné du ministère de l’agriculture à du plomb dans l’aile car considérée émanant de l’UIPP pour pouvoir continuer à “polluer”. En ce qui concerne notre cave coop. nous sommes engagés depuis la récolte 2005 sur le référentiel agri-confiance qui est une marque transversale à toute la coopération de l’agro-alimentaire, percera elle? Nos viticulteurs engagés sur la démarche sont des volontaires, déjà sensibles aux questions environnementales. Dans le cas où le respect des cahiers des charges est validé (audit internet/externe) une prime à l’hectare lui est versé chaque année par la coop. Un intérêt que je juge important c’est que chaque entreprise coopérative a une certaine latitude pour faire évoluer son cahier des charges propre.
Cet hiver notre commission technique c’est fixée comme tache de faire évoluer notre CA vers une prise en compte plus globale des questions environnementales (au delà de la gestion limitation et produits phyto-sanitaires)
Quelques pistes que j’ai en tête
L’eau pour pulvérisation
Origine: eau de ville ?
eau de la nappe superficielle ?
récupération des eaux de pluie ?
Économies d’énergie: Travail du sol ou désherbage chimique sous le rang ?
Piquet de palissage fer ou bois ? Importés de Hongrie ou production locale ? (aujourd’hui la dernière solution est plus chère)
Production d’huile végétale carburant sur nos terres viticole au repos ? (solution aujourd’hui plus chère que d’acheter du gasoil)etc …
Biodiversité: semi de plantes mellifères avec ruchers sur partie de nos terres? (début de mise en place dés 2008 sur des parcelles perso) Plantation ou préservation de haies champêtre? Maintient ou création d’un pourcentage de l’exploitation de prairies naturelles pour des productions animales tel chevaux ou autres sans les utilisations de produit?
Liste non exhaustive.
Si la volonté politique est forte nous devrions regagner une bonne partie des terrains perdus (sur le plan environnemental bien sur)
Un noyau dur existe déjà de viticulteurs motivés, j’espère qu’il en entrainera beaucoup d’autres.
Nous avons des techniciens d’un bon niveau, au niveau de la cave, pour nous aider dans ces démarches là. Et le conseil d’administration de notre cave (24membres) évolue très rapidement sur ces questions là. Ce qui me laisse optimiste pour amplifier le phénomène.
PS: Nous avons déjà des produits signés agriconfiance.
Nous avons absolument besoin d’être reconnus par le marché car si moi je suis un militant ce n’est pas le cas de tous nos producteurs pour qui, en période de crise, un petit coup de pousse financier ferait le plus grand bien.
Bionation, pourquoi cet intitulé ?
Je me tiens à votre disposition pour tout renseignements complémentaires (du moins si je le peux).
Cordialement Pédro
J’ajoute q’uni-medoc s’est engagé dau dans la démarche “3d” (destination,développement durable) démarche conçue par la frcaa et l’institut coopératif du vin (étude de nôtre bilan carbone sensibilisation de nos vignerons au DD par une formation obligatoire dau moin 60 pour cent d’entre eux etc…
Sur l’agriculture en génèral mon avis est que sa mise en compétition avec celle des principaux producteurs mondiaux durant les 50 dernières années ont été une catastrophe pour l’environnement au sens large mais aussi pour la majorité des agriculteurs.Dommage une autre agriculture était possible mais pour des raisons financières et idéologiques nous en sommes là. Les gains de productivité ont été énormes mais à quel prix ? et au profit de qui ?
J’arrête ici cars je n’ai pas une grande dextérité avec le clavier et je fatigue
au plaisir de vous relire